Sciences humaines & sociales

  • Que raconte White, première expérience de « non-fiction » pour Bret Easton Ellis ? Tout et rien. « Tout dire sur rien et ne rien dire surtout » pourrait être la formule impossible, à la Warhol, susceptible de condenser ce livre, d'en exprimer les contradictions, d'en camoufler les intentions. White est aussi ironique que Moins que zéro, aussi glaçant qu'American Psycho, aussi menaçant que Glamorama, aussi labyrinthique que Lunar Park, aussi implacable que Suite(s) impériale(s). Loin des clichés toujours mieux partagés, plus masqué que jamais, Bret Easton Ellis poursuit son analyse décapante des États-Unis d'Amérique, d'une façon, comme il le dit lui-même, « ludique et provocatrice, réelle et fausse, facile à lire et difficile à déchiffrer, et, chose tout à fait importante, à ne pas prendre trop au sérieux ».
    Que raconte White en ayant l'air à la fois de toucher à tout et de ne rien dire ? Peut-être que le fil à suivre est celui du curieux destin d'American Psycho, roman d'horreur en 1991 métamorphosé en comédie musicale à Broadway vingt-cinq ans plus tard. Ellis a dit autrefois : « Patrick Bateman, c'est moi. » Il ne le dit plus. Et si Patrick Bateman était devenu président ?
    P.G.

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  • Dans ses dernières années, le grand écrivain américain James Baldwin a commencé la rédaction d'un livre sur l'Amérique à partir des portraits de ses trois amis assassinés, figures de la lutte pour les droits civiques : Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther King Jr. Partant de ce livre inachevé, Raoul Peck a reconstitué la pensée de Baldwin en s'aidant des notes prises par l'écrivain, ses discours et ses lettres. Il en a fait un documentaire - salué dans le monde entier, sélectionné aux Oscars et remportant le César 2018 - aujourd'hui devenu un livre, formidable introduction à l'oeuvre de James Baldwin. Un voyage kaléidoscopique qui révèle sa vision tragique, profonde et pleine d'humanité de l'histoire des Noirs aux États-Unis et de l'aveuglement de l'Occident.

  • De la propagande

    Noam Chomsky

    " la pratique de noam chomsky, c'est de vous dire ce qu'il pense, pas ce que vous devez penser.
    Il ne se contente pas de maudire l'obscurantisme, il allume une bougie pour que nous puissions y voir. " voir ou comprendre quoi ? l'impérialisme américain, d'abord, qu'il démonte avec une remarquable acuité - de l'éradication des résistances sud-américaines au contre-terrorisme. les ressorts psychologiques et lexicaux de la " fabrication de l'assentiment " dans le monde. mais aussi la signification de la mobilisation contre l'omc à seattle, le fonctionnement de l'onu et des cours internationales de justice, notamment à propos du cas pinochet, le fondement de l'économie capitaliste depuis les années 1970.
    Derrière le chomsky politique apparaît alors le chomsky linguiste, insistant sur la détérioration et la falsification du langage, moyen pour une certaine idéologie néolibérale de faire passer les vessies pour des lanternes.

  • Le nouveau projet de recherche de Sudhir Venkatesh, étudiant en sociologie : étudier les jeunes Noirs des cités HLM de Lake Park, un ghetto où police et ambulances n'entrent plus. La méthode : poser des questions élaborées par ses aînés, afin de générer des données scientifiques. Exemple : Comment ressent-on le fait d'être noir et pauvre ? A : très bien. B : bien. C : assez bien. D : moyennement bien. E : pas bien du tout... Face au colosse d'un gang armé jusqu'aux dents, il se demande si le type qui a formulé la question a déjà quitté sa bibliothèque. J. T., leader des Black Kings, prend l'étudiant sous son aile pour lui montrer ce que c'est d'être « un « négro » à Chicago ». Protégé par un gang de dealers de crack pendant une décennie, Sudhir percera les secrets de l'économie souterraine.

  • Le bandit-en-chef george w.
    Bush, dit " george ii " et son gang, dick cheney, donald rumsfeld & co., gouvernent l'amérique. ultraconservateurs et richissimes, ils ont fait main basse sur le pays, et partent maintenant en guerre contre l'" axe du mal ". provocateur, corrosif, inquiétant, narcissique, subversif, mike l'agitateur-en-chef refuse de leur abandonner le pays et supplie le secrétaire général de l'onu de déployer ses casques bleus et de rétablir la démocratie ! le temps est venu de lancer la contre-attaque en dénonçant les maux cachés de l'amérique : l'illettrisme et l'alcoolisme (le président connaît bien les deux problèmes), le racisme (mike propose aux noirs un kit de survie !), la libre circulation des armes, la peine de mort, la pauvreté massive, mais aussi l'arrogance et l'irresponsabilité de la politique étrangère de son pays.
    Pas de doute, mike est de retour ! et l'humour ravageur du réalisateur de bowling for columbine détonne dans le consensus patriotique qui domine aux etats-unis depuis les attentats du 11 septembre et la guerre en irak.

  • Tous aux abris

    Michael Moore

    george w., le bandit-en-chef accompagné de sa clique de millionnaires, prépare sa réélection au poste de commandant en chef de la mère patrie ! il n'en fallait pas plus à mike pour repartir au front et tout faire pour que le cauchemar s'arrête.
    dans ce nouveau livre, aussi drôle et provocateur que les précédents, mike est l'arme de dérision massive : il s'attaque aux mensonges et à la propagande dont son pays est victime depuis le 11 septembre, notamment sur les armes de saddam. il révèle les petits secrets du roi george du pétrole irakien et ses petites combines avec ses copains saoudiens. et mike se fâche vraiment quand il voit que sa patrie est devenue les etats-unis de la peur, où les libertés publiques sont menacées alors que les grands patrons-truands des multinationales us échappent à la prison ! " le bonhomme est toujours aussi drôle.
    dans son dernier bouquin, il s'emploie, avec la joyeuse hargne qu'on lui connaît, à dégommer le bilan calamiteux de george w. et de son gang. "

  • Les « États manqués », ce sont les pays qui, bafouant les lois et les principes de la démocratie, constituent une menace pour les autres nations et leur propre population. C'est du moins ainsi que les définit l'administration américaine, qui estime être fondée à tenir le rôle de redresseur de torts planétaire. Mais de la militarisation à outrance à la désinformation organisée, du mépris des institutions internationales à la fabrication d'une illusion de démocratie, Noam Chomsky démontre que les États-Unis sont eux-mêmes coupables des travers qu'ils dénoncent. Évitant la surenchère paranoïaque, il se contente de dresser un tableau sobre et argumenté, qui n'en est que plus inquiétant.

  • Les auturs de ce "traité" s'aperçurent un jour, à l'approche de la grande crise boursière de 1929, que quelque chose d'autre n'allait pas très fort. La panique de Wall Street, le "mardi noir" ? D'accord, mais une autre faillite venait de commencer : celle des relations entre les hommes et les femmes, les débuts de ce qui devint plus tard la guerre des sexes - et dont on ne voit d'ailleurs pas la fin. Cette crise est donc née aux Etats-Unis ; elle a lentement traversé l'Océan, l'Europe n'a pas été épargnée. Partout, les signes de la reprise restent incertains. Et puis, ne dirait-on pas, dans ce domaine, que les Européens d'aujourd'hui sont un peu des Américains d'autrefois ? Ainsi, Thurber et son complice White furent les premiers observateurs, hilares et médusés, les découvreurs sérieux et burlesque de cet immense phénomène. Des traités de sexologie, de psychologie, de savoir-faire envahissaient alors déjà les librairies ; il décidèrent d'en écrire un à leur manière.

  • L'Amérique se cache souvent derrière des « bonnes intentions » pour promouvoir une stratégie impériale. Puisant dans son immense culture politique et sa longue expérience, Noam Chomsky dissèque de façon magistrale cette « doctrine » et ses antécédents, mais aussi ses liens avec la propagande, l'éducation, l'armée de métier, la « repentance » sans réparation pour les exactions passées, ou encore la montée du fondamentalisme religieux aux États-Unis. Un livre décapant, vivant, plein d'humour, en prise directe sur l'actualité.

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