Littérature italophone

  • Née en Sicile le 1er janvier 1900, Modesta connaît un destin à l'image de son siècle : tragique et glorieux. Orpheline à 9 ans, élevée au couvent, puis dame de compagnie d'une vieille princesse fortunée, Modesta affirme au fil du temps son indépendance d'esprit. Pétrie d'un idéal féministe, la jeune femme se lance dans la vie à corps perdu, avec pour seules armes, l'amour et la joie.

  • 11 septembre 1844, apparition. Heyum Lehmann arrive de Rimpar, Bavière, à New York. Il a perdu 8 kilos en 45 jours de traversée. Il fait venir ses deux frères pour travailler avec lui.
    15 septembre 2008, disparition. La banque Lehman Brothers fait faillite. Elle a vendu au monde coton, charbon, café, acier, pétrole, armes, tabac, télévisions, ordinateurs et illusions, pendant plus de 150 ans. Comment passe-t-on du sens du commerce à l'insensé de la finance ? Comment des pères inventent-ils un métier qu'aucun enfant ne peut comprendre ni rêver d'exercer ?
    Cette épopée familiale, économique et biblique, qui a reçu le prix Médicis - essai et le prix du Meilleur livre étranger - fiction, nous entraîne au coeur de l'histoire du capitalisme en nous contant une certaine histoire de l'Amérique.

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  • Le Garçon sauvage commence sur un hiver particulier : Paolo Cognetti, 30 ans, étouffe dans sa vie milanaise et ne parvient plus à écrire. Pour retrouver de l'air, il part vivre un été dans le Val d'Aoste. Là, il parcourt les sommets, suspendu entre l'enfance et l'âge adulte, renouant avec la liberté et l'inspiration. Il plonge au coeur de la vie sauvage qui peuple encore la montagne, découvre l'isolement des sommets, avant d'entamer sa désalpe, réconcilié avec l'existence. Néanmoins, ce séjour initiatique ne parvient pas à l'affranchir totalement du genre humain : « je pourrais me libérer de tout, sauf de la solitude. »

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  • Marcovaldo est manoeuvre.
    Il est pauvre et chargé de famille. mais il rêve beaucoup. a la nature, surtout, qui n'est guère présente dans l'univers d'asphalte et de béton où il lui faut vivre. cela lui vaudra une suite d'aventures et de mésaventures, où on le verra successivement cueillir des champignons à l'arrêt du tram, prendre un bien curieux bain de sable, s'amouracher d'une plante d'appartement singulièrement envahissante, être amené - par un chat dont il est l'ami et, accessoirement, par une truite - à rencontrer une étrange vieille marquise, et faire bien d'autres choses encore.
    On pourrait dire de marcovaldo que c'est un chariot père de famille.

  • « On était fin 1959, j'avais neuf ans, et à cet âge-là d'habitude on préfère son village au reste. Mais il y a des limites à tout et quand la misère ressemble à une vague venant vous engloutir, mieux vaut plier bagage et déguerpir, voilà tout. » À 9 ans, Ninetto est obligé de quitter sa Sicile natale, laissant derrière lui une mère réduite au silence par une crise d'apoplexie et un père qui préfère le savoir loin de la misère de son village. Une fois arrivé dans un Milan brumeux et industriel, c'est un tout nouveau monde qui s'offre à ses yeux d'enfant du Sud. Ninetto se jette dans la mêlée, vit de débrouille et de rencontres, avance sans s'arrêter, cherche un travail, tombe amoureux. C'est le début de tous les apprentissages, et d'un long chemin qui le mènera où il se trouve aujourd'hui : dans une prison milanaise, ignoré de sa famille et avec pour seule compagnie ses souvenirs d'un monde disparu.

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  • Trina s'adresse à sa fille, Marica, dont elle est séparée depuis de nombreuses années, et lui raconte sa vie. Elle a dix-sept ans au début du texte et vit à Curon, village de montagne dans le Haut-Adige, avec ses parents. En 1923, ce territoire autrichien, annexé par l'Italie à la suite de la Première Guerre mondiale, fait l'objet d'une italianisation forcée : la langue allemande, qu'on y parle, est bannie au profit de l'italien. Trina entre alors en résistance et enseigne l'allemand aux enfants du bourg, dans l'espoir aussi de se faire remarquer par Erich, solitaire aux yeux gris qu'elle finira par épouser et dont elle aura deux enfants, Michael et Marica.Au début de la guerre, tandis qu'Erich s'active dans une farouche opposition aux mussoliniens et au projet de barrage qui menace d'immerger le village, la petite Marica est enlevée par sa tante, et emmenée en Allemagne. Cette absence, vive blessure jamais guérie chez Trina, sera le moteur de son récit. Elle ne cachera rien des fractures apparaissant dans la famille ou dans le village, des trahisons, des violences, mais aussi des joies, traitées avec finesse et pudeur.

  • La retraite de russie - celle de la grande armée " européenne " lancée par hitler contre l'urss.
    Pas de grands récits de batailles ; pas de thèses politiques, mais quelques soldats italiens perdus dans cette aventure, qui marchent et qui souffrent, qui ont faim, qui ont froid et qui luttent - ce qui est le plus difficile - pour ne pas perdre définitivement tout sentiment humain. la voix d'un témoin qui ne s'élève jamais mais qui sera entendue par tout le monde. ce classique des lettres italiennes d'après-guerre a été unanimement loué par vittorini, calvino et primo levi qui écrivit à propos de l'auteur : " le fait que rigoni stern existe est en soi miraculeux.
    Miraculeuse d'abord sa propre survie : celle d'un homme qui s'est toujours campé aux antipodes de la violence et que le destin a contraint à participer à toutes les guerres de son temps. miracle, enfin, le fait que rigoni soit parvenu à garder son authenticité dans notre époque de fous. "

  • A son décès, en avril 1987, Primo Levi laissait une douzaine de nouvelles inédites. Certaines sont d'inspiration autobiographique, d'autres se présentent comme des " contes moraux déguisés en récits de science-fiction ".
    Pour la NRF, nombre d'entre elles insistent sur le sentiment d'étrangeté que ressent l'écrivain dans le monde. Ces textes confirment que Primo Levi ne fut pas seulement un témoin capital : il occupe une place prééminente parmi les créateurs de son temps.
    Jean-Claude Zylberstein

  • Italie, été 1978. L´été le plus chaud du siècle. Dans un petit hameau de la région des Pouilles, alors que leurs parents s´enferment toute la journée pour se protéger des assauts du soleil, un groupe d´enfants en vadrouille s´amuse dehors, jouant à se donner des gages. Au cours d´un de ces jeux, dans une maison abandonnée, Michele tombe accidentellement dans un trou creusé dans le sol. Le petit garçon de neuf ans fait alors une découverte sinistre qui va bouleverser sa vie : il se retrouve nez à nez avec un enfant nu, à l´air malade et faible, enchaîné là comme un animal. Des milliers de questions et de craintes assaillent le petit Michele. Pourtant, il ne dit rien à personne et organise en secret des expéditions solitaires pour rendre visite au prisonnier mystérieux et le nourrir. Coup de théâtre, Michele finit par découvrir que ses propres parents, aidés de leurs amis, ont kidnappé cet enfant dans un but terrible... Cette révélation va changer pour toujours sa vision des adultes.

  • Dans un fort reculé, une sentinelle reçoit la visite d'une mystérieuse ombre qui vient chercher un général célèbre, désormais vieux et malade. Le démon, lassé de voir les hommes lutter contre lui, entreprend de faire la grève du Mal. Un écrivain se réveille un matin avec une idée de roman fabuleuse qu'un de ses rivaux lui a donnée en rêve. Ainsi débutent quelques-unes des quarante-neuf Nouvelles inquiètes, réunies ici. Chacune d'elles ouvre les portes d'un monde étrange dans lequel rien n'est ce qu'il paraît, où passé et présent se confondent. Sous le signe de l'intranquillité, ce recueil d'histoires troublantes met en scène les grands thèmes chers à l'enchanteur transalpin.

  • " Là-haut, la montagne est silencieuse et déserte. La neige qui est tombée en abondance ces jours-ci a effacé les sentiers des bergers, les aires des charbonniers, les tranchées de la Grande Guerre et les aventures des chasseurs. Et c'est sous cette neige que vivent mes souvenirs. " A travers ces courts récits, l'écrivain ne parle pas seulement des sentiers et de la vie sur les montagnes de la haute Vénétie, il évoque aussi son retour de captivité, une promenade imaginaire à ski avec Primo Levi, des histoires de chevreuils, nous montrant un homme en harmonie avec les êtres et la nature.

  • Mort à Florence

    Marco Vichi

    Novembre 1966. Giacomo, treize ans, disparaît à la sortie du collège. Faute d'indice, le commissaire Bordelli s'accroche à une mince piste qui le mènera parmi des nostalgiques du fascisme et de Mussolini. Plus que jamais hanté par la guerre, il affiche une humeur aussi noire que le ciel qui surplombe alors Florence. Rien ne le soulage, ni ses amis, ni son jeune bras droit Piras, ni les plats succulents de Toto, ni même la jolie jeune femme brune dont il fait la connaissance. Quelques jours plus tard, sous l'effet des pluies torrentielles, l'Arno déborde et déverse dans les rues des flots de boue qui paralysent la ville. Et tandis que la ville sombre, la disparition de Giacomo semble destinée à rester impunie...
    Ce portrait sombre et inédit de la cité toscane a remporté le prix Scerbanenco, la plus haute récompense du polar italien.

  • " C'est un texte extraordinaire, un peu comme si Jean Moulin avait échappé à Barbie et nous avait laissé le témoignage de ses tortures et de sa tentative de suicide.
    Bolis était un des chefs de la Résistance à Gênes, il a été arrêté en février 1945 par des fascistes aux abois enragés par leur proche défaite. Bolis n'est pas identifié, mais on se doute de l'importance de la prise : après les sévices habituels, Bolis, pris en main par le chef des tortionnaires, ne parle pas. Mais, jour après jour, les tortures deviennent plus raffinées ; à demi mort, il craint toujours de craquer et il décide de se suicider avec une lame de rasoir qu'il a camouflée.
    Le récit devient alors insoutenable, mais il faut le soutenir, il faut lire ces pages, non par voyeurisme sadique mais pour aller au bout de l'expérience de vie, pour tirer la leçon de ce supplice que s'inflige Bolis : faire ce qu'aucune bête n'aurait fait, comme dit Saint-Ex à propos de Guillaumet naufragé dans les Andes. " Michel Polac, Charlie Hebdo.

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