Littérature russophone

  • Maxime Issaiev, alias Max von Stierlitz est un agent soviétique infiltré en Allemagne nazie. Il a atteint le grade élevé qui lui permet de frayer parmi le très petit cercle des hauts responsables du régime. De février à avril 1945, depuis qu'il est certain que la guerre est perdue pour les Allemands, sa mission consiste à déjouer un complot que fomentent, chacun de leur côté, à l'insu des autres, de très proches conseillers d'Hitler pour sauver leur peau. Ils tentent de négocier, dans le dos des Russes, une paix séparée avec les Anglo-Américains pour contrer la menace soviétique. Le dénouement devrait intervenir en Suisse.
    En grand maître des échecs, Julian Semenov mène ses lecteurs dans l'engrenage fatal de la fin de la guerre, au milieu des dangers et des pièges mortels que déjoue son héros, Issaïev-von Stierlitz.

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  • De tous les textes de Svetlana Alexievitch, celui-ci est le plus déchirant. Car qu'y a-t-il de plus terrible que l'enfance dans la guerre, de plus tragique que l'innocence soumise à l'abjection de la violence et de l'anéantissement ?
    Les personnages de ce livre ont entre trois et douze ans. Garçons et filles, ils ont grandi au coeur des ténèbres du plus inhumain des conflits ; cette Seconde Guerre mondiale dont les plaies restent toujours béantes soixante ans après.
    Publié une première fois dans une édition tronquée, mutilée par la censure encore soviétique à la fin des années quatre-vingt, jamais traduit en français, Derniers témoins paraît aujourd'hui pour la première fois dans sa version définitive, achevée en 2004. Il a donc fallu à Svetlana Alexievitch près d'un quart de siècle pour mettre un point final à ce monument de la littérature, dressé pour commémorer la plus injuste des souffrances.
    La poésie inhérente à l'enfance lui donne une force d'évocation qui nous touche au plus profond de nous-mêmes. Bouleversant par sa charge de vérité, émouvant jusqu'à l'insoutenable, Derniers témoins change notre regard sur l'histoire, sur le monde, sur la guerre, sur l'enfance, sur la vie.

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  • Victor Remizov est né à Saratov, en Russie, en 1958. Après des études de géologie, il s'est tourné vers les langues à l'université d'État de Moscou. Toujours entre nature et littérature, il a travaillé comme géomètre expert dans la taïga, puis en tant que journaliste et professeur de littérature russe. Nommé pour le Big Book Award et le Russian Booker, Volia Volnaïa est son premier roman. Il vit à Moscou avec sa famille.

  • Après le succès de Volia volnaïa, Victor Remizov explore de nouveau les paradoxes d'une Russie à deux vitesses, entre campagne sibérienne et faste moscovite, pour dresser le portrait d'une jeunesse qui cherche à se construire. Aussi glaçante qu'intense, une fresque brillante où s'entremêlent les destins de deux cousines en quête de repères.
    À Beloretchensk, en plein coeur de l'immense Sibérie, Katia et Nastia, la vingtaine, lasses de voir leur quotidien s'embourber dans la misère, décident de quitter leur province natale pour les lumières de la capitale.
    Elles rêvent d'avenir, d'argent, d'amour ; elles rêvent d'amitié, de joie, de nouveauté. Mais c'est le Moscou de l'argent sale, du mensonge et de la violence qui les accueille. À peine descendues du train, les voici traquant toit, travail, nourriture, craignant à chaque minute de devoir retourner auprès de leurs familles et assumer un échec.

    Livrées à elles-mêmes dans une jungle urbaine d'une brutalité inouïe, les deux devouchki se verront contraintes de garder la tête froide pour éviter d'avoir à commettre le pire et de sacrifier ce qu'elles ont de plus cher : l'espoir.

  • 1979, une ville portuaire russe. Rosa, 17 ans et un brin naïve, obtient un emploi comme secrétaire au Centre d'assainissement du port, bureau SSE-2. Entre ses collègues revêches, voire inquiétantes, et un travail d'un ennui total, elle ne comprend pas très bien ce qu'elle fait là et encore moins la mission de son service. Peu importe. Rosa préfère s'évader dans les aventures d'Angélique, marquise des anges. Mais lorsque deux cadavres mutilés sont retrouvés, la jeune fille découvre la véritable activité du bureau : la lutte contre les parasites de nature non biologique, aussi appelés... démons. Tandis que la panique gronde, Rosa se retrouve plongée au coeur d'événements dramatiques qui surpassent de loin ceux de ses romans d'aventure favoris.

    Dans la tradition de Boulgakov, Maria Galina nous offre un Ghostbusters soviétique aussi hilarant que déjanté.

    Traduit du russe par Raphaëlle Pache.

  • « Tokha, un petit mec trapu, gagnait son fric de manière extravagante - attaquant dans le dos des passants isolés, en les assommant par-derrière avec des chats gelés à mort et durs comme de la pierre. » Un jeune auteur de Saint-Pétersbourg raconte le quotidien tragi comique d'un camé. Sans illusion, sans la moindre sentimentalité inutile, ces récits noirs en grande partie autobiographiques, tragiques et pleins d'humour, font de la grande ville du Nord une métropole anonyme à la beauté lépreuse, et dont les palais tant vantés cachent d'innombrables taudis.

  • En Sibérie, au début des années 1960. Chien de garde d'une redoutable efficacité, Rouslan voit son monde s'écrouler un matin : le camp de prisonniers vient de fermer, son maître lui donne congé. Que faire quand on n'a connu que le travail ? Quand toute sa vie, on a répondu aux ordres ? Quand on ne sait rien faire d'autre que garder des prisonniers ? Si les autres chiens vont quémander de la nourriture et un abri chez les villageois, Rouslan, lui, ne se compromet pas. Hier encore, il sautait à la gorge du prisonnier fuyard, son flair lui faisait retrouver celui qui avait volé un quignon de pain, son endurance le faisait courir des heures derrière les colonnes de détenus.
    Certes, Rouslan a parfois été choqué, comme ce jour où un des chiens, le plus sauvage, le meilleur, capable de tuer un prisonnier d'un seul coup, a été emmené par les maîtres dans la forêt et n'en est jamais revenu ; ou cette autre journée où les détenus ont refusé de sortir par -40° et où les gardiens les ont arrosés d'eau. Mais Rouslan le sait, c'est dans la force et dans l'ordre qu'on trouve la liberté.

  • Dans ce cocktail de scènes, des choses vues ou vécues, de portraits, de tableaux qui vous enivrent et vous font rire autant qu'ils vous plongent dans le noir, Sofia Koupriachina laisse place aux laissés-pour-compte de la nouvelle société soviétique dont la révolte n'a plus aucun sens. Entre raffinement littéraire et dérive langagière, elle signe un récit unique, brut et poétique, où la femme, dans toute sa bassesse et sa grandeur, se débat pour maintenir son ancrage ontologique dans le monde.

  • 1914. La vie du tsar est menacée. Eraste Fandorine est chargé de capturer le révolutionnaire Ivan Ivanovitch Ivantsov pour le mettre hors d'état de nuire. Il découvre vite que l'homme, surnommé Ulysse, s'est réfugié à Bakou. Bakou, la ville noire, la ville la plus riche de l'Empire russe, aux mains de quelques magnats du pétrole de toutes nationalités (des Russes, des Arméniens, des Géorgiens, des Azéris...). En cette veille de Première Guerre mondiale, Bakou constitue aussi un nid d'espions particulièrement actifs. La femme de Fandorine, la comédienne Elisa Altaïrskaïa-Lointaine - rebaptisée Claire Delune - est également dans la ville pour un tournage. Mais la coïncidence n'enchante guère l'enquêteur, qui n'aspire qu'à reprendre sa liberté...

  • eraste pétrovitch fandorine, en charge des affaires secrètes au service du gouverneur de moscou, est de retour pour deux enquêtes très spéciales dans la russie tsariste de la fin du xixe siècle.
    un as de l'arnaque, aux faux airs d'arsène lupin, ridiculise sans vergogne l'élite moscovite et s'en prend même au gouverneur dolgoroukoï en personne, en vendant son palais à un lord anglais ! assisté du jeune anissi tioulpanov, apprenti watson au coeur tendre, et de massa, son serviteur japonais, fandorine devra déployer tous ses talents en psychologie et en arts martiaux pour venir à bout de ce roi de l'escroquerie avant de s'attaquer au décorateur, un tueur en série dont les mises en scène macabres terrorisent toute la ville.
    jack l'éventreur aurait-il changé d'adresse ? " boris akounine n'en finit pas d'épater. [...] missions spéciales propose deux épisodes qui font une fois de plus la part belle aux références du genre policier, que l'auteur maîtrise avec un art aussi élégant qu'efficace. " philippe-jean catinchi, le monde

  • 1999, début de la seconde guerre russo-tchétchène. Polina Jerebtosva a quatorze ans, l'âge d'Anne Frank, lorsqu'elle écrit les premières lignes de son journal. Cernée par la peur, la faim et les éclats d'obus qui lui criblent la jambe, l'adolescente réussit pourtant à grandir et à sauver ces instants de joie où la vie triomphe. Un témoignage magistral du quotidien sous les bombes de Grozny.

  • Interdiction de suer, de quitter son collant, d'avaler tout rond ! Bienvenue dans le monde de Sacha, neuf ans, élevé par sa grand-mère moscovite. Mélange explosif de folie douce et d'amour écrasant, cette redoutable gorgone veille sur son petit fils tout en le couvrant d'injures et en le gavant de médicaments. Au tableau familial, un grand-père prié de ne pas contredire et une mère déclarée persona non grata ! Sacha n'a guère d'autre choix que d'attendre et obéir. Imaginant d'improbables vengeances, il guette l'instant où le rêve basculera dans la réalité. Un grand roman de l'absurde aux accents gogoliens. " "« Il y a de la virtuosité dans l'écriture du romancier qui, d'une tragédie, fait un conte philosophique enrichi d'humour. » Pierre-Robert Leclercq, "Le Mondes des livres" "Traduit du russe par Bernard Kreise" "Domaine étranger" créé par Jean-Claude Zylberstein

  • Nicholas Fandorine, chef d'une entreprise de conseil en butte à un horrible chantage, se débat contre des tueurs appointés par des milliardaires sans scrupules et doit délaisser la programmation d'un jeu vidéo qui occupait jusqu'alors le plus clair de son temps. Étrangement, le jeu, inspiré de la biographie de Danila Fondorine, ancien secrétaire de Catherine II et lointain aïeul de Nicholas, semble avoir acquis une existence propre. D'aventures en rebondissements, l'univers virtuel devient comme l'ombre de l'histoire de Nicholas, qui se voit entraîné dans une course-poursuite au coeur de la Russie moderne, minée par l'argent sale et la mafia des nouveaux riches, et la Russie des tsars, celle de la Grande Catherine, des complots et des intrigues de cour.

  • Enlevé au détour d'un chemin par une femme au charme ensorceleur, Nicholas se voit imposer un effroyable marché : il devra devenir le précepteur d'une fillette de la bonne société et se tenir prêt à obéir à tous les ordres émanant de son ravisseur en jupons, en échange de quoi ses enfants auront la vie sauve. Contraint d'accepter, Fandorine est entraîné au coeur d'une terrible machination, à laquelle font étrangement écho les sombres agissements dont est victime le héros de son jeu vidéo, son ancêtre Danila Fondorine. Et si la tragédie des origines de la famille Fandorine se jouait à travers les deux hommes ? Boris Akounine mêle avec brio deux histoires distinctes : l'une située dans la Russie contemporaine, gangrenée par la corruption, l'autre se déroulant au XVIIIe siècle, sur fond de complots de cour.

  • Le détective Eraste Fandorine dans le rôle de l'amoureux éconduit.




    Russie, 1911. A la suite d'un quiproquo, la veuve de Tchekhov charge Eraste Fandorine de découvrir ce qui terrorise l'une de ses amies, la comédienne Eliza Lointaine-Altaïrskaï. Pour les besoins de son enquête, le détective assiste à la représentation d'une pièce dans laquelle la jeune femme interprète le rôle principal. Dès que l'actrice apparaît sur scène, Fandorine est stupéfait par sa ressemblance avec son premier amour, Liza, disparue tragiquement. Il tombe immédiatement sous son charme.
    Malheureusement, l'envoûtante Eliza semble victime d'une malédiction : tous les hommes qui la courtisent finissent par trouver la mort. C'est pourquoi elle décide d'éviter Fandorine. Blessé dans son amour-propre, le détective saura-t-il faire preuve du discernement nécessaire pour résoudre ce mystère?


    De sa plume enlevée, Boris Akounine tisse une intrigue à la Agatha Christie, et nous livre un roman intelligent et léger, qui illustre encore une fois son immense virtuosité.

  • Eraste Fandorine, fin limier aux allures de dandy, est de retour à Moscou en cet été 1900, mais il n'aura guère le temps de flâner ! Cet incorrigible justicier n'a jamais pu résister aux charmes vénéneux d'un mystère criminel. Tout en enquêtant sur une série de suicides, il doit démêler une sordide affaire de meurtre: après la découverte des corps d'une famille sauvagement assassinée. Mais Fandorine doit se méfier, car, dans les hautes sphères du pouvoir, tous ne se réjouissent pas de son retour. Heureusement, il peut encore compter sur quelques amis dévoués, son zélé Massa et un garnement des bas-fonds, Senka, décidé prendre une revanche sur la vie... Le grand Boris Akounine livre avec L'Amant de la mort et son " roman-miroir ", La Maîtresse de la mort, une formidable expérience littéraire : deux enquêtes distinctes qui se répondent et se complètent... et peuvent se lire dans n'importe quel ordre !

  • Une semaine avant le couronnement de Nicolas II, son cousin, le jeune prince Mikhaïl Guéorguiévitch, est enlevé en plein jour à Moscou par les sbires du démoniaque Docteur Lind. Ce sinistre personnage réclame en rançon le célèbre Orlov, l'énorme diamant qui orne le sceptre impérial. Non seulement la vie d'un enfant est en jeu mais aussi le prestige des Romanov et l'avenir de la monarchie ! Eraste Pétrovitch Fandorine, détective privé au service des grands de ce monde, est chargé de l'enquête. Depuis des mois déjà, il traque sans relâche l'odieux criminel à travers la planète mais cette fois, il n'a pas le droit à l'erreur. Avec l'aide du fidèle Massa, son serviteur japonais, Fandorine s'engage dans une périlleuse course contre la montre, sans doute la plus risquée de toute sa carrière.

  • En cette fin de XIXe, rien ne semble pouvoir troubler la quiétude de Zavoljsk, province russe au bord de la Volga. Pourtant, l'assassinat d'un bouledogue blanc, premier mâle d'une lignée très rare, va propager une onde de choc inattendue parmi ses habitants. Encore loin d'imaginer les conséquences, Monseigneur Mitrophane, archevêque de Zavoljsk, charge Pélagie, une jeune religieuse orthodoxe, de se rendre au manoir de la propriétaire éplorée du chien. Mitrophane accorde toute sa confiance à la jeune nonne, qui a su, à de nombreuses reprises, compenser son indifférence flagrante envers le protocole religieux et son irritante manie du tricot par un talent certain pour résoudre des affaires criminelles.

  • Dans l'entourage de Wladimir, on a toujours eu la bougeotte.
    L'oncle Boris, par exemple : dans les années soixante, il racontait à qui voulait l'entendre son voyage à Paris et sa visite de la tour Eiffel avec des étoiles dans les yeux. Le problème, c'est qu'il s'agissait d'un Paris en Sibérie, une ville recréée de toutes pièces en pleine steppe. Pensez ! L'Etat n'aurait jamais permis la fuite de ses sujets les plus zélés. Mais voici que le Mur chute. Et Wladimir se dit qu'il tient là l'occasion de connaître enfin le monde occidental.
    D'anecdotes ubuesques en souvenirs cocasses, Kaminer nous entraîne dans un récit de voyage picaresque, un périple désopilant au coeur de l'absurdité du système communiste et de l'humour russe.

  • Monastère perdu au coeur de la Russie profonde, le Nouvel Ararat serait-il devenu la proie du démon ? Ce lieu saint qui accueille depuis toujours des pèlerins venus chercher une retraite salvatrice, reçoit la visite d'un fantôme auréolé d'une lueur surnaturelle. Le spectre ne serait autre que celui du « moine noir », fondateur d'un ermitage créé quelques deux siècles auparavant. Pour tenter de comprendre ce qui se passe, Mitrophane, archevêque de Zavoljsk, envoie successivement au monastère trois hommes de confiance : l'un se suicide, les deux autres sombrent dans la folie. Mitrophane ne peut désormais plus compter que sur la sagacité de soeur Pélagie pour résoudre le mystère.

  • Léviathan

    Boris Akounine

    Un riche lord anglais assassiné à paris, un foulard indien de grand prix dérobé : en ce mois de mars 1878, le commissaire gauche, vieux routier de la police française, est en charge d'une bien délicate affaire.
    Un indice le mène au léviathan, paquebot géant en partance pour calcutta. a son bord, dix suspects, dont un certain... eraste fandorine ! fausses pistes, forfaitures, coups de théâtre un savoureux huis clos.

  • Mai 1905. Tandis que la flotte russe vient d'essuyer une cinglante défaite à Tsushima face au Japon, le Transsibérien est la cible d'un attentat. On soupçonne les services secrets japonais d'être à l'origine de cette opération de sabotage qui menace le ravitaillement en armes des troupes du tsar en Extrême-Orient. L'enquête, dont dépend la survie de l'empire en guerre, est confiée à Eraste Pétrovitch Fandorine, ex-gloire de la police secrète, devenu ingénieur spécialisé dans les chemins de fer. Une trentaine d'années auparavant, Fandorine a en effet occupé le poste de vice-consul à Yokohama et sa connaissance intime du Japon pourrait se révéler un atout des plus précieux...

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