Littérature du Moyen-orient

  • Le roman se déroule entre Kaboul et San Francisco des années 70 à nos jours. Amir et Hassan sont frères de lait, et se vouent une amitié indéfectible. Cependant ils ont des existences bien différentes : le premier est le fils d'un riche commerçant, le second est le fils de leur serviteur. Mais Hassan subit une véritable ignominie sous les yeux d'Amir, qui reste pétrifié. Eté 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux Etats-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan. Une voix au téléphone lui explique qu'il existe un moyen pour lui de se racheter. Mais ce moyen passe par une plongée au coeur de l'Afghanistan des talibans et de son propre passé.

  • Le prophète

    Khalîl Gibrân

    Après douze années passées en terre étrangère, Almustafa voit enfin arriver le navire qui le ramènera dans son île natale. Avant de quitter le peuple d'Orphalèse, il lui offre un précieux testament spirituel. Vingt-six réponses aux questions qu'on lui pose, dans lesquelles il aborde les thèmes essentiels de la vie : l'amour, le temps, le bien et le mal, le travail, la mort, le mariage ou encore le don.
    Écrit en 1923 par le poète libano-américain Khalil Gibran, Le prophète est l'un des livres les plus lus au monde. C'est aujourd'hui un classique de la littérature de sagesse et de spiritualité.

  • C'est l'été 1938 en Europe centrale. Et comme chaque année ils sont là, sur la rive, en villégiature.

    Il y a Rosa Klein, qui lit dans les lignes de la main. Mais peut-on se fier à ses prédictions ? Et Karl Koenig, l'écrivain. Pourquoi fréquente-t-il les autres vacanciers au lieu de consacrer toute son énergie au roman qu'il est en train d'écrire ? Qui sont vraiment « l'homme à la jambe coupée » et la jeune femme amoureuse que tous les Juifs appellent par l'initiale de son prénom ? Et le père et la mère d'Erwin, l'enfant si sensible à l'anxiété de ceux qui l'entourent ?

    Dans ce roman magistral publié quelques années avant sa mort, Aharon Appelfeld tisse les questions intimes, littéraires et métaphysiques qui l'ont accompagné toute sa vie. Sous sa plume, ces dernières vacances avant la guerre sont le moment où l'humanité se dévoile dans ses nuances les plus infimes, à l'approche de la catastrophe que tous redoutent sans parvenir à l'envisager.

  • Allongé au pied d'un chêne, Theo contemple le ciel. Lorsque le jeune homme ferme les yeux, il revoit la silhouette élancée de sa mère, entend ses soupirs d'émerveillement devant la beauté des églises qu'elle vénérait tant. Ces souvenirs-là, Theo les a chéris pour affronter l'horreur, l'ignominie des camps. La guerre est finie désormais. La tête haute, il reprend la route et marche vers son destin.

  • Elles sont trois : Véra, sa fille Nina, sa petite-fille Guili, soudées par les liens du sang et déchirées depuis des décennies par un terrible secret. Le jour du quatre-vingt-dixième anniversaire de Véra, célébré avec faste au kibboutz, Guili, brûlant de mettre au jour l'histoire de sa famille, décide de tourner un film sur sa grand-mère. Et voici les trois femmes embarquées pour un long voyage vers la Croatie natale de Véra et ses lieux de souffrance. Pendant leur périple, celle-ci livre pour la première fois le récit de son existence. Que s'est-il réellement passé, lorsqu'elle a été condamnée à trois ans de travaux forcés sur l'île-goulag de Goli Otok par la police secrète de Tito ? Et pourquoi, refusant de trahir la mémoire de son mari Milosz, exécuté comme espion stalinien, a-t-elle dû abandonner sa fille Nina, alors âgée de six ans, laquelle, jamais remise de la blessure, a abandonné plus tard sa propre fille, Guili ? C'est par la voix de cette dernière et l'écho de quelques autres que nous cheminons à rebours, sur les traces d'un destin tragique, à la croisée de ces moments de l'Histoire qui forcent les individus à faire des choix impossibles.

    Le douzième roman de David Grossman explore de façon magistrale les rapports mère-fille, la question du silence et de la transmission. Au fil des révélations, le livre nous emporte dans un crescendo qui culmine avec une rare intensité émotionnelle et s'achève avec grâce sur le pardon, dans un élan d'amour et de compassion.

  • Histoire d'une vie

    Aharon Appelfeld

    Comment un enfant ayant tout perdu peut-il survivre seul dans les sombres forêts ukrainiennes ? Aharon Appelfeld a 10 ans lorsqu'il s'échappe du camp. Son errance le conduira, quatre ans plus tard, en Palestine. Plongé dans le silence depuis le début de la guerre, il apprend une nouvelle langue. Il l'utilisera désormais pour tenter de relier les différentes expériences de sa vie à leurs racines perdues.

  • Farid-ud-Din' Attar fut l'un des plus grands poètes mystiques de cette époque glorieuse du soufisme où la quête divine atteignit des sommets inégalés. Rûmi, Hallaj, Saadi furent ses pairs.
    Il écrivit beaucoup. Le Mémorial des saints, le Livre divin sont de ses oeuvres majeures. La Conférence des oiseaux est assurément la plus accomplie. Elle relate le voyage de la huppe et d'une trentaine de ses compagnons en quête de Simorgh, leur roi. D'innombrables contes, anecdotes, paroles de saints et de fous les accompagnent. « Lis ce livre, chercheur, tu sauras où aller, dit le poète. Savoure-le longtemps et tu seras nourri. Car il a de quoi t'étonner. Tu le lis une fois et tu crois le connaître, mais non ! Lis-le cent fois, cent merveilles nouvelles ébahiront ton oeil. » La Conférence des oiseaux est un de ces livres qui se savourent et se fréquentent comme des amis nourriciers.

  • Sur le point de terminer son service militaire, le jeune Ofer accepte une dangereuse mission de vingt-huit jours en territoire palestinien. Comme pour conjurer le sort, sa mère décide de s'absenter durant cette période. Fuyant la nouvelle tant redoutée de sa mort, elle entreprend un long voyage en compagnie de son ami Avram. Tant qu'elle continuera à raconter à son ami la vie d'Ofer, tant que les messagers de l'armée ne parviendront pas jusqu'à eux, son fils sera sauf.

  • L'amour soudain

    Aharon Appelfeld

    Un écrivain à l'automne de sa vie, une jeune fille dévouée : Ernest et Iréna sont dépassés par un amour improbable, fulgurant. Les portes de l'intime s'entrouvrent, les secrets de l'existence s'éclairent d'un jour nouveau. L'amour, soudain, repeuple les souvenirs d'une vie traversée par l'Histoire.

  • Les partisans

    Aharon Appelfeld

    Après son évasion d'un camp, le jeune et intrépide Edmund s'est réfugié auprès d'un groupe de partisans. Ces résistants juifs survivent en territoire occupé. Organisés autour de leur chef Kamil et de la vieille Tsirel, ils sont bien davantage que des âmes en sursis. Ils tendent des embuscades aux Allemands, font dérailler leurs trains, et entretiennent l'espoir grâce à la prière et à la fraternité...

  • Onze interventions, rassemblées dans ce volume, résument dix années de profond engagement. Ces discours, tribunes et conférences de David Grossman, immense romancier et intellectuel, révèlent les dessous d'un édifice littéraire considérable. Une oeuvre née de la violence, alimentée par le quotidien et l'histoire du Proche-Orient, des massacres de la Shoah au conflit israélo-palestinien. Au centre de sa réflexion, une métaphore : celle de la maison comme espace d'harmonie et de communauté, et non plus comme lieu de la séparation.

  • Voyou

    Itamar Orlev

    Laissé par sa femme et son jeune fils, Tadek décide de quitter Jérusalem pour retrouver son père, qui croupit dans un hospice de Varsovie. Nous sommes en 1988, et la Pologne est grise derrière le rideau de fer. Jadis un ogre, une force de la nature, l'homme qu'il découvre n'est plus qu'un vieillard pitoyable, rongé par l'alcool et hanté par les atrocités de la Seconde Guerre mondiale dont il fut à la fois victime et bourreau. Une semaine durant, incapables de s'aimer ou de se haïr, père et fils vont s'affronter à la recherche d'une impossible réconciliation. Une magnifique histoire de filiation et de violence.

  • Tout commence par la découverte du cadavre d'Yitzhak Litvak, un célèbre historien enseignant à l'université de Tel-Aviv. L'enquête, confiée à un commissaire arabe israélien, Émile Morkus, piétine, d'autant que ce meurtre n'est bientôt que le premier d'une série. Vingt ans plus tard, à la suite d'un nouvel assassinat, Morkus va enfin pouvoir démêler le vrai du faux, les passions et les raisons, la justice des hommes et celle de l'État.

    Dans ce polar riche en rebondissements, Shlomo Sand a l'art de mettre en relief les problématiques qui déchirent la société israélienne.

  • Ouvre les yeux ! Lentement, ses paupières clignent, il émerge des rivages paisibles du sommeil, là où ses parents sont encore vivants, où les ghettos et les camps n'existent pas, ni la faim, le froid, la douleur. Les yeux mi-clos, ballotté de train en refuge, de Naples à la Palestine, Edwin, 17 ans, a tout perdu et tente de revenir à la vie. À quoi bon se réveiller si personne ne vous attend ?

  • Dovalé est humoriste. Sur la scène d'un club miteux, il distille des plaisanteries salaces à son public. Au fond de la salle, le juge Avishaï, vieille connaissance du comique, assiste sceptique à la représentation à laquelle il a été convié. Et quand le spectacle dérape, convoquant des blessures de jeunesse, Avishaï comprend que ce soir-là, Dovalé entend bien régler ses comptes avec lui.

  • Dans un cirque, un employé chargé de nettoyer les cages des animaux accepte d'être envoyé dans le ciel comme un boulet de canon ; le jeune pensionnaire d'un étrange orphelinat découvre qu'il est un clone d'Adolf Hitler créé pour venger les victimes de la Shoah ; un accidenté de la route perd la mémoire et se retrouve dans une pièce virtuelle avec une femme virtuelle, à moins que ce ne soit l'inverse...

    Facétieuses, corrosives et incroyablement brillantes, les vingt-deux nouvelles d'Incident au fond de la galaxie nous immergent dans l'univers « keretien », où le virtuel et le fantastique viennent subtilement troubler la réalité pour faire surgir de profondes réflexions sur le deuil, la solitude et les stigmates de l'Histoire.

  • L'aurore

    Selahattin Demirtas

    Des rêves piétinés de Seher aux yeux noirs de Berfin, de Nazo qui fait des ménages à Mina, la petite sirène engloutie, toutes ces femmes, qu'elles soient mères, adolescentes ou filles, affirment leur liberté à tout prix. Selahattin Demirtas livre ici un récit à la fois tragique et plein d'espoir sur la Turquie contemporaine.

  • Une nuit, en sortant de sa garde à l'hôpital de Beer-Sheva, la ville la plus méridionale d'Israël, le Dr Ethan Green, marié et père de deux enfants, percute à mort un migrant érythréen qu'il abandonne sur la route en laissant tomber son portefeuille. Le lendemain, la femme de cet homme vient le trouver dans sa coquette villa. En échange de son silence, elle exige d'Ethan qu'il prodigue chaque nuit, en cachette, ses soins aux réfugiés. Tandis que son épouse, commissaire de police, se voit confier l'enquête sur le mystérieux chauffard, Ethan Green s'engouffre aux côtés de Sirkitt dans une double vie qui menace l'intégrité de son couple et le confronte à une réalité clandestine et insalubre, sur fond de trafics, de violences - et de désirs inavouables.

  • Le présent livre dépasse l'interminable débat sur l'antisémitisme et l'antisionisme, et lui donne de nouvelles et stimulantes dimensions. Il remonte aux débuts de l'histoire de la judéophobie, et remet en cause l'idée selon laquelle le christianisme se serait édifié après et en opposition au judaïsme. Au contraire, estime-t-il, et malgré le présupposé chronologique, c'est bien le judaïsme qui s'est constitué sous la pression du christianisme, s'accommodant du même coup des termes du procès que lui ont fait, des siècles durant, ses ennemis.

    Ce renversement est riche de bénéfices intellectuels et politiques. Il rend caduque la mauvaise querelle assimilant l'antisionisme à l'antisémitisme (celle-là même qui fut relancée par Emmanuel Macron), et nourrit des questionnements parfaitement contemporains : « Jusqu'à quel point, écrit Shlomo Sand, le sionisme, né comme une réponse de détresse à la judéophobie moderne, n'en a-t-il pas été le miroir ? Dans quelle mesure, par un processus dialectique complexe, le sionisme a-t-il hérité des fondements idéologiques qui ont, de tout temps, caractérisé les persécuteurs des juifs ? ».

    Un essai brillant et brûlant.

  • Tsili

    Aharon Appelfeld

    1942. Tsili Kraus a douze ans et vit dans un petit village d'Europe centrale. Quand la haine anti-juive éclate au grand jour, tous s'enfuient, laissant Tsili seule pour garder la maison. Et personne ne revient. Tsili doit lutter pour survivre. Elle se nourrit de fruits sauvages, vole, mendie, jusqu'à ce qu'elle rencontre Marek, évadé d'un camp, et qui se cache lui aussi.

  • Le monde de Maly s'effrite. Traumatisée par un viol, elle est déstabilisée par le comportement étrange de son mari, Koby. Alors que la pluie noie Tel-Aviv, il découche, ne travaille plus, fuit ses questions. Que lui arrive-t-il ? Dans le même temps, l'inspecteur Avraham, promu à la tête de la section des homicides, dirige sa première enquête. Il reconnaît la victime, violée quelques années plus tôt. Un policier aurait quitté son domicile peu avant qu'elle y soit retrouvée étranglée...

  • Qu'Ofer Sharabi, 16 ans, ne soit pas revenu de l'école, n'a pas de quoi inquiéter le commandant Avraham Avraham. Les adolescents fuguent volontiers, explique-t-il à la mère du jeune homme. Deux jours plus tard, Ofer n'étant toujours pas réapparu, le policier se voit contraint de reconnaitre qu'il aurait dû prendre la déposition plus au sérieux. Mais Avraham, rongé par ses problèmes existentiels, est loin d'aborder l'enquête avec sérénité et lucidité. Il n'a même pas repéré le comportement étrange de Zeev, le voisin prof d'anglais qui donnait des cours particuliers à Ofer. Il faut dire que dans cette banlieue modeste de Tel-Aviv, rare sont les gens qui n'ont rien à cacher.

  • Hanté par ses erreurs passées, le commandant Avraham doit démêler une étrange affaire. Une bombe factice a été retrouvée près d'une crèche de Holon, dans la banlieue de Tel-Aviv. Les suspects ne manquent pas : exécrable, la directrice a été accusée par des parents de maltraitance envers leurs enfants. Haïm, entre autres, qui élève seul ses deux fils et a un comportement si bizarre. Avraham pourra-t-il faire de nouveau confiance à son intuition ?

  • À la fin des années 1930, au bord de la rivière Pruth, en Europe de l'Est, la pension Zaltzer est fréquentée chaque été par des habitués. Célibataires et juifs pour la plupart, ils s'y retrouvent pour jouer aux cartes, boire et faire l'amour. Cet été-là, beaucoup manquent à l'appel. L'ambiance n'est plus la même, la première partie de poker n'est jamais lancée. La pluie fait déborder le fleuve et dévaste la cour d'habitude si conviviale. Dans une atmosphère de catastrophe, les quelques amis rassemblés assistent à la désagrégation de leur monde.

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