• La retraite de russie - celle de la grande armée " européenne " lancée par hitler contre l'urss.
    Pas de grands récits de batailles ; pas de thèses politiques, mais quelques soldats italiens perdus dans cette aventure, qui marchent et qui souffrent, qui ont faim, qui ont froid et qui luttent - ce qui est le plus difficile - pour ne pas perdre définitivement tout sentiment humain. la voix d'un témoin qui ne s'élève jamais mais qui sera entendue par tout le monde. ce classique des lettres italiennes d'après-guerre a été unanimement loué par vittorini, calvino et primo levi qui écrivit à propos de l'auteur : " le fait que rigoni stern existe est en soi miraculeux.
    Miraculeuse d'abord sa propre survie : celle d'un homme qui s'est toujours campé aux antipodes de la violence et que le destin a contraint à participer à toutes les guerres de son temps. miracle, enfin, le fait que rigoni soit parvenu à garder son authenticité dans notre époque de fous. "

  • CHIENS, LIEVRES, coqs de bruyère, abeilles et hiboux... les animaux qui peuplent les livres de Mario Rigoni Stern sont ici regroupés dans un ouvrage en leur honneur.
    S'ils sont parfois des compagnons de l'homme, ce sont surtout des êtres doués de raison et de sensibilité, de noblesse même.
    T els sont Alba et Franco, les deux inséparables chiens de chasse ou l'ânesse Giorgia qui pleure de grosses larmes sur sa jeunesse enfuie.
    En composant ce bestiaire, Mario Rigoni Stern se révèle avant tout un ami de la nature et des animaux.

  • L'entre-deux-guerres, c'est l'enfance de Mario Rigoni Stem : des années baignées dans le souvenir et les récits de la Première Guerre mondiale.
    À dix-huit ans, la Seconde le plonge brutalement dans l'âge adulte : il est enrôlé comme chasseur alpin et envoyé en Albanie, en Grèce, en Biélorussie. Trente ans après, l'écrivain, mûri par la guerre et l'écriture, retourne dans ces contrées devenues paisibles. C'est ce retour sur le passé qui a donné naissance à Entre deux guerres dans une succession de courts récits, Mario Rigoni Stern abandonne la forme romanesque pour rassembler et transmettre son expérience.
    Un souvenir appelle l'autre, comme autant de moments concrets, souvent inconnus de l'histoire officielle : les combats, les marches, la souffrance, le froid, les espions... Sur un ton parfois épique et poétique, parfois plus critique, mais toujours dans un souci de vérité, Mario Rigoni Stern compose un livre magnifique, le livre d'une vie.

  • La Dernière partie de cartes apparaît comme l'ultime livre de Mario Rigoni Stern.
    Il revient sur sa vie de soldat pendant la seconde guerre mondiale et s'interroge sur la perte de ses illusions. Ce livre au caractère universel a été meilleure vente en Italie à l'automne 2002.

  • Trente ans après la tragique retraite de Russie du Corps expéditionnaire italien consécutive à l'échec de la prise de Stalingrad et vingt ans après la publication du Sergent dans la neige devenu un classique de la littérature italienne du XXe siècle, Mario Rigoni Stern réalise un désir qui le taraude : retourner sur les lieux où tant de ses camarades ont trouvé la mort, au combat, de froid ou de faim. C'est l'occasion d'évoquer ses souvenirs. Passé et présent alternent. Jadis, les souffrances vécues ont rapproché les deux camps. Aujourd'hui, l'auteur retrouve les qualités de l'âme russe découvertes dans les camps de prisonniers où, réfractaire à poursuivre le combat aux côtés des troupes allemandes après 1943, il a côtoyé les soldats de la grande Armée Rouge. Déjà, durant la retraite les contacts humains avec la population locale, élémentaires autant qu'essentiels, recèlent une belle leçon de vie. Il évoque aussi son cher plateau d'Asiago, notamment lorsqu'une vieille scierie est convertie en camps d'internement pour des Juifs dont l'auteur s'efforcera après la guerre d'identifier les victimes et les survivants afin de nous faire aussi connaître leurs noms, à nous, lecteurs.
    Comme dans tous ses livres, le grand écrivain italien nous fait partager avec une intensité rare les moments forts de sa vie qui, au-delà de son amour de la nature toujours présent dans ses écrits, forment une sorte d'odyssée courageuse entre toutes.

  • Histoire de tönle

    Mario Rigoni Stern

    Dans ce récit écrit sans artifices, tönle, berger du plateau d'asiago, à la frontière du royaume d'italie et de l'empire austro-hongrois, doit, pour survivre et nourrir sa famille, se faire contrebandier, soldat, mineur en styrie, colporteur d'estampes jusqu'aux carpates, jardinier à prague, gardien de chevaux en hongrie.
    Mais pour ce solitaire anarchisant, le monde finit avec la première guerre mondiale, quand le plateau se transforme en un champ de bataille oú il erre obstinément en compagnie de ses moutons. c'est avec eux qu'il repassera la frontière, prisonnier civil sur ces terres oú il fut libre. il mourra au pied du plateau. les romans de mario rigoni stern (1921-2008) sont devenus en italie comme en france des classiques.

  • " là-haut, la montagne est silencieuse et déserte.
    La neige qui est tombée en abondance ces jours-ci a effacé les sentiers des bergers, les aires des charbonniers, les tranchées de la grande guerre et les aventures des chasseurs. et c'est sous cette neige que vivent mes souvenirs. " " on trouve rarement pareille cohérence entre l'homme qui vit et l'homme qui écrit, pareille densité d'écriture. " primo levi.

  • " Lire Mario Rigoni Stern, c'est s'abreuver à la beauté, à la fraternité, se nourrir de mots doux et loyaux, de ceux qui susurrent le raffut du monde en empruntant les chemins de la poésie. " Martine Laval, Télérama.

  • Dans ces entretiens, l'auteur revient sur des thèmes qui lui sont chers, ici divisés en quatre parties : la vie ;
    Les livres ; les guerres ; la nature, les montagnes, la chasse.
    Souvenirs d'enfance et de famille, nouveaux épisodes sur les différents fronts où il a combattu durant la Seconde Guerre mondiale, se croisent d'un chapitre à l'autre et se mêlent aux réflexions de l'écrivain sur le monde contemporain : écologie, construction européenne, littératures.
    La plupart des entretiens sont recueillis au cours de longues marches dans les montagnes et en forêt. La marche, les paysages traversés, le souffle et les promenades qui raccourcissent avec l'âge sont le fil conducteur du recueil.

  • A la guerre, remarque mario rigoni stern, on peut mourir à vingt ans, en une seconde, sur l'herbe, en plein printemps.
    Aucune polémique, aucun pathos, aucun héros dans le récit de cette guerre qui emmena mario rigoni stern en france et en albanie de 1940 à 1941, rien que la réalité. tourmenté par les souvenirs et par les poux, rigoni stern traverse cette épreuve en moraliste pacifique. " pour la plupart d'entre nous commença la fin de tout. ".

  • LES ARBRES de Mario Rigoni Stern ont la même beauté austère que les personnages de ses livres. Il n'en parle pas seulement comme un botaniste nourri de culture classique qui connaît toutes les vertus des arbres et de leurs fruits : il accroche aussi à leurs branches comme les boules d'un sapin de Noël, souvenirs d'enfance et de guerre, histoire de cet Altipiano au climat rude dont il est originaire. « ... et si, à la fin, j'ai réussi à vous communiquer un peu de mon amour des arbres, j'aurai le coeur plus léger ».

  • Un journaliste demanda, un jour, à Primo Levi le lieu où il aimerait passer le soir de Noël. Il répondit qu'il se verrait bien dans un refuge de montagne, au coin du feu, avec Mario Rigoni Stern qui lui raconterait des histoires. Et c'est ainsi qu'est née une grande amitié entre les deux hommes.
    Les trois textes de ce livre, extrait de l'oeuvre de Mario Rigoni Stern, témoigne de cette amitié que seule la mort de Primo Levi arrêta.
    C'est François Maspero qui traduit et présente ces textes. François Maspero regrettait dans son livre Les Abeilles et la guêpe de n'avoir jamais traduit Mario Rigoni Stern. C'est désormais chose faite.

  • " il marcha pendant deux heures et tout était comme jadis parce que les souvenirs étaient vivants en lui : une pierre, un vieil arbre, la ligne d'un mont, une clairière, le bruissement d'un vol, un sentier, un parc à moutons, un buisson.
    Tout avait une histoire et une vie pour lui. " " lire mario rigoni stern, c'est s'abreuver à la beauté. " martine laval, télérama

  • L'histoire de Mario

    Mario Rigoni Stern

    • Arlea
    • 20 Février 2014

    « Je ne cesse de le dire : j'espère ne pas mourir sous Berlusconi. Ce n'est pas lié à mon âge, car je pourrais m'en aller dès demain, mais histoire de garder espoir en la vie et en l'humanité. Berlusconi ne donne pas cet espoir.

    Parce que, parfois, voyez-vous, en regardant autour de soi, on se dit que dans ce monde économique où tout est virtuel l'économie elle-même est virtuelle...

    Et alors, on finit par penser qu'il faudrait une grande crise pour ramener les choses à leurs justes proportions. Or malheureusement les grandes crises touchent toujours les pauvres gens.... Mais une grande crise reste préférable à une guerre pour bousculer un peu ce monde, pour le mettre sur la bonne voie, pour lui faire comprendre que ce n'est plus la bourse qui doit gouverner... » C'est l'un des derniers et plus forts témoignages du grand écrivain italien, disparu en 2008. Un hommage à l'un des « coeurs pensants » de la littérature italienne de l'après‐ guerre, dans un dialogue inédit sur tous les sujets chers à l'auteur.

    De sa vive voix, Rigoni retrace ses débuts avec Einaudi, ses rapports avec Vittorini et Calvino, son amitié avec Primo Levi et Emilio Lussu. Il rappelle aussi l'importance de la retraite de Russie et des conséquences du 11 septembre sur la scène politique et militaire mondiale. Il examine le « cas Berlusconi ». Il réfléchit à l'engagement de l'auteur et prône la responsabilité de l'homme envers la nature. Notre vie est toujours, à ses yeux, une « brève histoire de notre futur », déchirante et par moments presque prophétique.

  • " il avait recommencé à neiger ; la chienne s'était endormie contre mes jambes ; mes vêtements étaient presque secs et il y avait là un bon silence.
    La chaleur du feu, l'amitié d'albino que je sentais, le lièvre que j'avais dans mon sac, les trois gorgées de marc donnaient un bon goût à la vie. " " on trouve rarement pareille cohérence entre l'homme qui vit et l'homme qui écrit, pareille densité d'écriture. " primo levi

  • Italien Saisons

    Mario Rigoni Stern


    " une hirondelle ne fait pas le printemps, mais deux huppes amoureuses, deux levrauts dans un buisson, une bergeronnette qui court sur la route, deux écureuils qui grimpent aux branches d'un sapin, le font assurément.
    " le déroulement des saisons permet à mario rigoni stern d'évoquer différents épisodes de sa vie. petites histoires sur le haut plateau d'asiago en vénétie mais aussi grande histoire dans la tourmente du vingtième siècle. mario rigoni stern (1921-2008) est un des plus grands écrivains italiens contemporains. histoire de tönle, le sergent dans la neige, la chasse aux coqs de bruyère, l'année de la victoire, arbres en liberté, les saisons de giacomo, retour sur le don, le livre des animaux, en guerre, sentiers sous la neige, hommes, bois, abeilles.
    en attendant l'aube, le vin de la vie, la dernière partie de cartes, le poète secret et requiem pour un alpiniste sont traduits en français.

  • Storie di cacciatori, di animali selvatici, di cani, di montagne in cui si respira l'anima degli spazi aperti e di paesaggi impervi solo sfiorati dalla presenza umana. Rigoni sa rendere la limpida immediatezza di ciò che ci circonda e insieme un accento di fiducia nella vita, sprigionando un sentimento altamente poetico e un genuino amore per il suo mondo alpino. "Il bosco degli urogalli" narra di villaggi chiusi nell'inverno con il grato fuoco delle cucine, della solitudine delle albe per i sentieri delle montagne, dei silenzi che riempiono i boschi, attraverso un linguaggio lirico e allo stesso tempo semplice che restituisce al lettore i paesaggi fraterni e familiari del «sergente Rigoni Stern». Introduzione di Paolo Cognetti.

  • " arriver là-haut un matin d'été après que, la nuit, un orage a lavé le ciel et la terre, s'arrêter en silence pour regarder, et demeurer sous le charme parce que la beauté est telle que le regard ne sait où se poser, et on en a le souffle coupé.
    rester ici jusqu'au couchant à écouter en silence la montagne raconter des légendes, des histoires de bergers, d'alpinistes, de guerre. "

  • "Les cailloux roulent sur les sentiers, les lièvres dressent les oreilles, les chevreuils hument l'air, les cailles chantent dans la pierraille, les coqs de bruyère au haut des sapins attendent le jour pour le premier envol.
    "Assis sur une pierre, tu fumes une cigarette et tu caresses le chien ; tu farfouilles avec tes doigts dans la cartouchière, en tires et y remets les cartouches ; tu les soupèses. Il ne se lèvera jamais, ce jour !
    "Enfin. Tu distingues déjà le guidon au bout du fusil ; tu vois les arbres, le sous-bois. Oui, voici le queue-rouge et maintenant encore le merle. Tu te lèves, tu lâches le chien et en route." Ce texte a été publié en italien en 1962.

  • " quoique né en 1921, mario rigoni stern a consacré l'essentiel de son oeuvre à la description critique de la guerre de 14.
    Témoin indirect, mais non moins bien informé, il a recueilli les récits de son père, de sa famille, de son entourage pour construire un univers dominé par l'antimilitarisme. sa capacité de tenir au jour le jour la chronique des soldats enrôlés dans un drame inutile a fait de lui un romancier très singulier, placé à mi-chemin de la fiction et de l'histoire, ou, serait-on tenté d'écrire, de l'histoire avec un petit h.
    Curieusement, ses textes sont intemporels, dans la mesure où ce que vivaient des garçons de vingt ans en 1914 n'est pas loin de ce que vivent à travers le monde toutes les victimes de la barbarie des nations. en s'attachant à des êtres ordinaires, meurtris, rigoni stern donne à ses livres une valeur universelle, qui n'en est que plus frappante. inutile de préciser que l'année de la victoire doit être lu par antiphrase.
    " rené de ceccaty, le monde

  • Requiem pour un alpiniste Nouv.

  • En guerre Nouv.

  • Un homme se prépare à l'arrivée de l'hiver. Déjà il lit les signes de la nature et se souvient des lointains hivers de sa vie. Tous différents, ils avaient en commun la préparation fébrile et méthodique pour mieux surmonter leur rudesse: la coupe du bois, les conserves, les provisions de polenta, la distillation de la grappa. L'hiver, c'est le moment privilégié du repli chez soi et sur soi. Dès lors, sa mémoire vagabonde entre passé et présent, entre souvenirs de guerre douloureux et moments d'enfance joyeux.


    La prose de Mario Rigoni Stern est admirable par sa limpidité, par la subtilité de ses évocations et par l'humanité qui s'en dégage. Il est l'un des romanciers italiens les plus populaires, depuis la parution de son premier roman, en 1953, Le Sergent dans la neige.



    Traduit de l'italien par Marilène Raiola avec la collaboration de Joël Gayraud

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