Filtrer
Rayons
- Jeunesse
- Bandes dessinées / Comics / Mangas
- Policier & Thriller
- Romance
- Fantasy & Science-fiction
- Vie pratique & Loisirs
- Tourisme & Voyages
- Arts et spectacles
- Religion & Esotérisme
- Entreprise, économie & droit
- Sciences humaines & sociales
- Sciences & Techniques
- Scolaire
- Parascolaire
- Dictionnaires / Encyclopédies / Documentation
Éditeurs
Accessibilité
Prix
Liana Levi
-
Kiev, printemps 1919. Vingt-huit soldats de l'Armée rouge ont mystérieusement disparu aux bains municipaux. N'ont été retrouvés que leurs vêtements laissés au vestiaire. Ont-ils déserté ? Ont-ils été assassinés ? Et par qui ? Des brigands, des agents de la contre-révolution ? Samson mène l'enquête. Il arpente les rues de Kiev, met à profit les rudiments de formation qu'il a reçus, et progresse dans l'art d'interroger témoins et suspects. Méthodiquement, il remonte la trace des disparus, utilisant les pouvoirs de son oreille coupée. Au fil de ses investigations, il explore les fausses pistes et met à jour d'autres affaires d'importance, dont celles d'une curieuse contrebande de caviar et d'un non moins inquiétant trafic de cocaïne auquel semble étroitement mêlé l'escroc belge Jacobson - rencontré dans L'Oreille de Kiev - qu'entre-temps la Tchéka a recruté comme agent. Mais c'est grâce au talent d'un poète des rues et à l'obstination d'un cheval orphelin qu'il réussira enfin à résoudre l'affaire et à arrêter les coupables. Le roman s'achève sur un coup de théâtre qui laisse entrevoir toute la noirceur mais aussi la complexité du tchékiste Abiazov...
-
Dans un petit village abandonné de la «zone grise», coincé entre armée ukrainienne et séparatistes prorusses, vivent deux laissés-pour-compte: Sergueïtch et Pachka. Désormais seuls habitants de ce no man's land, ces ennemis d'enfance sont obligés de coopérer pour ne pas sombrer, et cela malgré des points de vue divergents vis-à-vis du conflit. Aux conditions de vie rudimentaires s'ajoute la monotonie des journées d'hiver, animées, pour Sergueïtch, de rêves visionnaires et de souvenirs. Apiculteur dévoué, il croit au pouvoir bénéfique de ses abeilles qui autrefois attirait des clients venus de loin pour dormir sur ses ruches lors de séances d'«apithérapie». Le printemps venu, Sergueïtch décide de leur chercher un endroit plus calme. Ayant chargé ses six ruches sur la remorque de sa vieille Tchetviorka, le voilà qui part à l'aventure. Mais même au milieu des douces prairies fleuries de l'Ukraine de l'ouest et du silence des montagnes de Crimée, l'oeil de Moscou reste grand ouvert...
-
Pour tromper sa solitude, Victor Zolotarev a adopté un pingouin au zoo de Kiev en faillite. L'écrivain au chômage tente d'assurer leur subsistance tandis que l'animal déraciné traîne sa dépression entre la baignoire et le frigidaire vide. Alors, quand le rédacteur en chef d'un grand quotidien propose a Victor de travailler pour la rubrique nécrologie, celui-ci saute sur l'occasion. Un boulot tranquille et lucratif. Sauf qu'il s'agit de rédiger des notices sur des personnalités encore en vie. Et qu'un beau jour, ces personnes se mettent à disparaître pour de bon.
Une plongée dans le monde impitoyable et absurde de l'ex-URSS. Un roman culte. -
Les stripteaseuses ont toujours besoin de conseils juridiques
Iain Levison
- Liana Levi
- PICCOLO
- 15 Janvier 2026
- 9791034911776
Mille dollars de l'heure. Un tarif qui ne se refuse pas quand on est avocat commis d'office obligé de passer ses journées, dimanches compris, à plancher sur les dossiers attristants de petits malfaiteurs sans envergure. Puis à négocier des peines avec un procureur plus puissant que soi mais tellement moins compétent. Alors Justin Sykes, lassé par ce quotidien déprimant, accepte pour ce tarif de se mettre un soir par semaine au service des filles d'un gentlemen's club et de passer la nuit dans le motel d'en face. Sans trop chercher à comprendre. Parce que, c'est bien connu, les stripteaseuses ont toujours besoin de conseils juridiques.
-
Une douce brise souffle sur Kiev, en ce mois d'avril 1919. Pourtant, l'époque est à l'anxiété, au danger et à la faim. La population est soumise aux décrets promulgués quotidiennement par le nouveau pouvoir bolchevique, que le jeune Samson, membre de la milice, est chargé de faire respecter. Mais celui interdisant tout commerce de viande a du mal à passer. Difficile de résister à des pirojki aux abats vendus sous le manteau au Marché juif quand le régime quotidien se compose de fade gruau d'avoine! Samson ne le sait que trop bien. Difficile aussi de se promener fièrement au bras de sa tendre amie sans se faire remarquer par les agents de la Tchéka. Sans parler des risques qu'il y a à errer, la nuit, aux abords de la gare où règnent les agents sans scrupules de la puissante direction des chemins de fer...
-
Kiev, 1919 : c'est la cacophonie révolutionnaire. Des armes à foison, de l'ordre nulle part, des bandits et des voleurs cent fois plus nombreux. La ville est tombée aux mains des bolcheviks en février et le nouveau pouvoir s'y met en place tant bien que mal alors que la guerre civile fait rage dans la région, en proie à des combats opposant blancs et rouges, anarchistes et nationalistes... Samson, jeune étudiant, se retrouve du jour au lendemain à devoir se débrouiller seul, après avoir perdu son père et son oreille droite sous le sabre d'un cosaque. Dès lors tout se précipite. Enrôlé par hasard dans la milice, Samson se lance dans une enquête où son oreille jouera un rôle quelque peu inattendu...
-
Béa promène son regard sur l'océan. Elle, qui passe ses vacances dans les Landes depuis l'adolescence, n'a jamais osé rejoindre les surfers qui filent dans les rouleaux. Son amie lui suggère d'essayer. Essayer ? Béa pense instinctivement qu'à quarante-cinq ans, il est trop tard. La tentation est pourtant forte maintenant qu'au mitan de sa vie, les choses se sont posées : ses filles sont grandes, sa carrière stable, son mari occupé. Un irrépressible élan vital fait tomber ses hésitations. Virgile, un jeune voisin, propose de la guider. Une fois dans l'eau, face à la beauté des éléments, une brèche s'ouvre. Désormais, ces moments d'euphorie occupent tout son temps, toutes ses pensées. Béa ne se coule plus dans le rythme familial ou les contraintes professionnelles : tous ses points d'appui cèdent face à son envie de liberté. En surfant, Béa part à la recherche d'elle-même. Elle vit une passion destructrice et dangereuse mais aussi profondément jouissive et libératoire. Dans ce roman sensuel, Marie Pointurier raconte une métamorphose. C'est aussi une réflexion sur le temps qui passe, les priorités qui se déplacent, le deuxième souffle.
-
Paris, 1310, quartier du Marais. Au grand béguinage royal, elles sont des centaines de femmes à vivre, étudier ou travailler comme bon leur semble. Refusant le mariage comme le cloître, les béguines forment une communauté inclassable, mi-religieuse mi-laïque. La vieille Ysabel, qui connaît tous les secrets des plantes et des âmes, veille sur les lieux. Mais l'arrivée d'une jeune inconnue trouble leur quiétude. Mutique, rebelle, Maheut la Rousse fuit des noces imposées et la traque d'un inquiétant franciscain... Alors que le spectre de l'hérésie hante le royaume, qu'on s'acharne contre les Templiers et qu'en place de Grève on brûle l'une des leurs pour un manuscrit interdit, les béguines de Paris vont devoir se battre. Pour protéger Maheut mais aussi leur indépendance et leur liberté.
Aline Kiner nous entraîne dans un Moyen ge méconnu. Ses héroïnes, solidaires, subversives et féministes avant l'heure, sont résolument actuelles. -
Ce roman juxtapose avec délicatesse l'histoire de deux femmes : celle d'Hedy Lamarr, star adulée, inventrice de génie injustement oubliée ; et celle d'une soeur, autant adorée qu'incomprise. Un roman vibrant et intime dans lequel Alessandro Barbaglia tente de redonner une place à ces femmes hors norme que la société n'a pas su comprendre.
-
Si nous étions en Iran, cette salle d'attente d'hôpital ressemblerait à un caravansérail, songe Kimiâ. Un joyeux foutoir où s'enchaîneraient bavardages, confidences et anecdotes en cascade. Née à Téhéran, exilée à Paris depuis ses dix ans, elle a toujours essaye de tenir à distance son pays, sa culture, sa famille. Mais les djinns échappés du passé la rattrapent pour faire défiler l'étourdissant diaporama de l'histoire des Sadr sur trois générations: les tribulations des ancêtres, une décennie de révolution politique, les chemins de traverse de l'adolescence, l'ivresse du rock, le sourire voyou d'une bassiste blonde
Une fresque flamboyante sur la mémoire et l'identité; un grand roman sur l'Iran d'hier et la France d'aujourd'hui. -
À une semaine de l'élection présidentielle américaine, une bombe explose dans un centre commercial de Los Angeles. À Londres, la police britannique interpelle Sajid Khan pour l'interroger : sa fille Aliyah a été vue entrant aux États-Unis en compagnie de la jeune femme qui a perpétré l'attentat. Sajid est sommé d'aider les autorités à la retrouver. Sauf que lui est persuadé qu'elle poursuit de paisibles études au Japon. Il est encore sous le choc quand une femme inconnue, une Américaine, se présente à sa porte. Elle a parcouru la moitié du globe pour lui parler. Son fils Greg se trouve avec Aliyah, affirme-t-elle - et elle a une idée de l'endroit où ils se cachent. Elle le convainc qu'ils doivent retrouver leurs enfants avant la police. Pendant ce temps, aux États-Unis, l'agent spécial du FBI Shreya Mistry se lance sur la piste du réseau terroriste. Mais plus son enquête progresse, plus elle constate que l'affaire est loin d'être aussi simple qu'il n'y paraît. S'engage alors une course folle entre les suspects, le FBI, et les deux parents, pour prévenir un drame aux conséquences désastreuses.
-
« Jeanne tout court, sans nom de jeune fille, sans nom d'épouse. Jeanne sans état civil ni sac à main. » C'est ainsi que se présente cette jeune femme à sa descente du « train des fous » en septembre 1939. Internée en région parisienne après la mort de son nouveau-né, elle a été transférée à Saint-Alban avec les autres patients. Dans ce château perché au milieu de la Lozère, une équipe de psychiatres, dont le célèbre docteur Tosquelles, met en place de nouvelles pratiques thérapeutiques. Le maître mot est liberté. Liberté d'oeuvrer, d'inventer, de créer, d'échanger. Au coeur de la guerre, cette communauté atypique s'ouvre aux résistants, clandestins et autres artistes en fuite, comme Paul Éluard et Nuche. Même dans ces heures sombres, une nouvelle voie s'ouvre à ces insensés et à Jeanne, qui va renaître à la vie et à elle-même.
-
C'est dans les hauteurs d'un petit bourg de montagne qu'Emilia vient s'installer. De la maison d'en face, le maître d'école l'épie par la fenêtre, bien résolu à défendre son espace de tranquillité et à ne pas tisser des liens avec sa nouvelle voisine. La jeune femme finit pourtant par entrer dans sa vie, sans rien dévoiler d'elle-même. Pourquoi est-elle-là ? Quel est son passé ? Même la liaison amoureuse entre les deux trentenaires ne suffit pas à faire tomber les masques. Chacun sent cependant chez l'autre un abîme semblable au sien et une même certitude : le village de Sassaia est leur refuge, la seule solution pour échapper au passé et à un avenir auquel tous deux ont cessé de croire. Sans sentimentalisme, Silvia Avallone entraîne le lecteur dans le récit poignant d'une renaissance.
-
Shanghai, cité de la Poussière Rouge. Dans cet ensemble composé de shikumen - maisons traditionnelles shangaïennes - les habitants aiment se réunir dans l'une des allées pour leurs «conversations du soir». Pendant plus de cinquante ans, de la prise du pouvoir du Parti communiste en 1949 jusqu'à la période actuelle du «socialisme à la chinoise», en passant par la Révolution culturelle, chacun tire sa chaise à l'extérieur, chacun tisse son récit. Travail, précarité, ambition et amour se déclinent selon la grammaire socialiste, car rien n'échappe à l'idéologie. La cité est un microcosme à l'image du pays, dans lequel la poussière rouge recouvre jusqu'aux pensées de ses habitants.Qiu Xiaolong nous offre encore une fois un regard pénétrant et lucide sur la Chine moderne.
-
Rêver est un droit. Un droit que revendique Cosima, la narratrice, qui porte un regard poétique et fantasque sur son quotidien. Quand elle quitte en fin de semaine Cagliari et son lycée pour rejoindre le village où vit sa grand-mère, toujours habillée en noir, son univers est habité par les personnages de ses auteurs préférés : Tchekhov, Tolstoï, Brontë et Deledda, icône de la Sardaigne. C'est dans un roman qu'elle se projette donc quand elle croise, dans le village d'origine de sa famille, le berger Costantino Sole. À ses yeux ce dernier monte à cheval comme Heathcliff, le héros des Hauts de Hurlevent, et autour de lui la jeune fille bâtit une narration fantasque qui se transforme en ardente et périlleuse passion. Pourtant, le grand amour ne se tenait-il pas déjà là, à ses côtés ? Car la vie nous prodigue des largesses que nous ne savons pas toujours voir et apprécier.
-
« Une certaine curiosité pour les remous, grands et petits, métaphoriques et matériels. » Voilà ce qui lie les contes et réflexions de ce recueil. Primo Levi pose son regard amusé et implacable sur le monde, évoquant son expérience à Auschwitz, ses lectures ou ses pensées sur l'humanité et la science. Mais il laisse surtout libre cours à son imagination : une jeune fille se retrouve dotée d'ailes d'oiseaux, des extraterrestres rendent visite aux terriens et des miroirs étonnants permettent se de voir à travers les yeux des autres. Lire Primo Levi, c'est apprendre à regarder le monde différemment. Des décennies après sa première publication, Le Fabricant de miroirs résonne encore avec force dans le monde d'aujourd'hui.
-
En quête de l'amour idéal, l'héroïne tarde à trouver un mari. À trente ans, déjà considérée comme une vieille fille dans une Sardaigne qui connaît les affres de la Seconde Guerre mondiale, elle finit par épouser un homme taciturne, plus âgé qu'elle, parce que sa famille le lui impose. L'amour n'est pas au rendez-vous. Elle le rencontrera beaucoup plus tard, lorsqu'elle ira sur le Continent faire une cure thermale pour soigner son «mal de pierres», des calculs rénaux. Un rescapé de la guerre, qui souffre du même mal qu'elle, aura raison de son «mal d'amour». C'est à sa petite-fille qu'elle racontera quelques décennies plus tard ses émotions, ses cheminements, tout en laissant des zones d'ombre. Mais quelle est au juste la vérité ? Elle ne se recomposera que beaucoup plus tard, de façon inattendue, lorsque la dernière pièce du puzzle tombera entre les mains de la narratrice.
-
Il y a la Méditerranée, la lumière, l'île d'Elbe au loin. Mais ce n'est pas un lieu de vacances. C'est une terre sur laquelle ont poussé brutalement les usines et les barres de béton. Depuis les balcons, on a vue sur la mer, sur la plage, une scène idéale pour la jeunesse de Piombino. Entre drague et petites combines, les garçons se rêvent en chefs de bandes, les filles en starlettes de la télévision. De quoi oublier les conditions de travail à l'aciérie, les mères accablées, les pères démissionnaires... Anna et Francesca, bientôt quatorze ans, sont les souveraines de ce royaume cabossé. Ensemble, elles jouent de leur éclatante beauté, rêvent d'évasion et parient sur une amitié inconditionnelle pour s'emparer de l'avenir.
-
En Guadeloupe, les toussotements de la Soufrière font partie du quotidien des habitants de la Basse-Terre. En ce mémorable mois de juillet 1976, alors que les explosions s'intensifient et que les cendres recouvrent impitoyablement la végétation, beaucoup se résignent à quitter leurs maisons pour se mettre à l'abri. Eucate, pourtant, refuse de suivre le mouvement. Elle a autrefois érigé sa case sur les pentes du volcan pour fuir la brutalité de son patron monsieur Vincent et elle est bien décidée à y rester. Même si elle devait être la dernière, seule avec ses souvenirs et ses fantômes.
Dans une langue lumineuse, Estelle-Sarah Bulle explore l'agitation souterraine de la Guadeloupe. Celle du volcan qui gronde, des déracinements intimes et des blessures mal cicatrisées de l'Histoire. -
Juillet 2023. Les Jardins perdus se remettent à peine des émeutes qui ont secoué toute la France. Au milieu des cendres et des barricades, la disparition de Martin Chevallier pourrait presque passer inaperçue. Face à l'inaction de la police, seul son grand frère Zac s'active pour le rechercher. Il espère de tout son coeur qu'il s'agit juste d'une histoire d'amour, d'une passade. Mais dans le quartier, il sent les regards sur sa nuque et entend bruisser la rumeur : Martin aurait rejoint un groupuscule d'extrême droite. Comment son petit frère, son meilleur ami, aurait-il pu passer de « l'autre côté » ? Lui qui est si fier de sa banlieue, qui n'a pas perdu son âme d'enfant et passe des heures à écrire dans sa chambre. Pour le retrouver, Zac emprunte le même chemin que lui, quitte à se perdre à son tour dans la nébuleuse fasciste. Il ne pourra compter que sur ses souvenirs pour tenter de comprendre ce frère à la dérive.
-
Avez-vous déjà rêvé de lire dans les pensées des gens ? Savoir ce que se dit la serveuse en vous apportant votre café du matin. Ce que vos amis pensent vraiment de vous. Ou même ce que votre chat a dans la tête. Eh bien, c'est exactement ce qui arrive un jour à Snowe, un flic du Michigan. Au début, il se croit fou. Puis ça l'aide à arrêter pas mal de faux innocents... À des kilomètres de là, un autre homme est victime du même syndrome. Mais lui est en prison, et ce don de télépathie semble fortement intéresser le FBI...Iain Levison nous entraîne dans un suspense d'une brûlante actualité, où la surveillance des citoyens prend des allures de chasse à l'homme. Mais sait-on vraiment tout de nous ?
-
Juillet 1972, les caméras du monde entier sont braquées sur l'Islande, où aura lieu la finale du championnat du monde d'échecs. Le Russe Boris Spassky, tenant du titre, fait face à l'Américain Bobby Fischer, un autodidacte aussi génial qu'imprévisible. Alessandro Barbaglia garde un énigmatique souvenir d'enfance lié à cette confrontation majeure, où se joue aussi la guerre froide. Cinquante ans après, il ose un parallèle avec une autre guerre qui a vu s'affronter Orient et Occident, la guerre de Troie. Fischer devient Achille, Spassky incarne Ulysse, et, chemin faisant, le narrateur renoue un dialogue bouleversant avec son propre père, disparu prématurément.
Alessandro Barbaglia jongle avec humour entre mythologie, histoire et psychanalyse dans ce roman singulier et brillamment construit. -
Une petite ville américaine ravagée par la fermeture de l'unique usine. Un héros qui perd non seulement son travail, sa télé, son aspirateur, mais aussi sa petite amie. Pour ne pas perdre aussi sa propre estime, il est prêt à accepter n'importe quel «petit boulot», y compris celui qu'un bookmaker mafieux lui propose... Un portrait au vitriol de l'Amérique des laissés-pour-compte.
-
"Du haut de mon balcon, je regarde souvent la fumée qui s'élève au-dessus du centre de la ville. Cette fumée noire, épaisse, celle des barricades en feu, est devenue le nouvel emblème non seulement de Kiev, mais de l'Ukraine tout entière."
Le 21 novembre 2013, sous la pression de Moscou, le président ukrainien Viktor Ianoukovitch refuse de signer un accord d'association avec l'Union européenne. Des Ukrainiens investissent alors la place Maïdan à Kiev et l'occuperont pendant trois mois, malgré la répression brutale du gouvernement. Dans ce journal, établi à partir de notes prises sur le vif, Andreï Kourkov raconte un quotidien en temps de révolution et livre un regard à la fois politique et intime sur les événements qui secouent son pays, et qui portent en eux la guerre qui sera déclarée en 2022.